FAITS & DONNÉES

Tunnel du Galgenbuck : le coffrage Mammut 350 sur topographie difficile

Projet : Tunnel du Galgenbuck, lot 4 Bahntal, Neuhausen am Rheinfall / Schaffhouse, Suisse

Maître d'ouvrage : Office fédéral des routes ASTRA

Groupement d'entreprises : Marti Bauunternehmung AG, Zurich, et STUTZ AG, Frauenfeld

Systèmes MEVA : Coffrage de voiles Mammut 350, partiellement doublé de planches de bois, Ferme de butonnage STB 450

Suivi du chantier : MEVA Schalungs-Systeme AG, Seon, Suisse

 
 
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Projet

Des ouvrages d’art d’exception

Les travaux du nouveau tronçon (1,1 km) pour le contournement de la ville de Neuhausen am Rheinfall (canton de Schaffhouse) avancent à grand pas. La société Marti Bauunternehmen AG fait appel au coffrage de voiles Mammut 350 et aux fermes de butonnage STB 450 pour la réalisation des murs de soutènement, des voiles du portail et des culées destinés à raccorder la route cantonale au nouveau tunnel.

Le tronçon de chantier longe un talus ; d'importants murs de soutènement (jusqu'à 16 m de haut), doublés en grande partie, sont nécessaires pour retenir le terrain. De plus, en raison de la courbure et de l'inclinaison du tracé, il a fallu poser le coffrage en décalé pour rattraper la hauteur entre les différents tronçons du voile et le disposer de façon polygonale au niveau des fondations. Et à tout cela viennent s'ajouter les prescriptions techniques des autorités : qualité d'exécution, préventions des risques, parements en béton façon planches de bois.

Planification détaillée du coffrage rotation par rotation
Les dimensions et l'épaisseur des fondations et des tronçons de voiles varient en fonction du terrain, voilà pourquoi chaque rotation a dû être planifiée séparément. Le mur de soutènement longeant le talus a été coffré en 25 rotations avec des panneaux de 2,50 m de large et un panneau de largeur variable ; chaque rotation mesurait environ 5 m de long et présentait des fondations et des linéaires de voiles avec des épaisseurs, des hauteurs, des dimensions différentes.

Des fondations de dimensions variables
Les fondations (5 m de long sur 9,78 m de large) s'épaississent vers le talus pour atteindre jusqu'à 1,80 m de haut. La surface des fondations située sous et entre les murs de soutènement est plane ; celle située avant et après les murs est légèrement inclinée.

Renforcé par un deuxième mur
Pour contenir la poussée des terres résultant de la pente du terrain, il a fallu monter un deuxième mur en parallèle du premier : l'écart entre les murs va de 2,20 m à 3,32 m, la base de 71 cm à 1,68 m. Le mur aval et le mur amont du soutènement ont des hauteurs différentes et sont stabilisés sur la partie haute à l'aide d'une poutre en béton transversale.

Un rétrécissement vers le haut
Pour la partie visible du soutènement, les murs vont en se rétrécissant vers le haut ; parfois d'un seul côté, parfois sur les deux. Ce rétrécissement a été obtenu sans beaucoup de travail en plus, simplement en inclinant le panneau Mammut 350 lors de la pose du coffrage.

Un parement façon planches de bois
Les murs de soutènement qui resteront visibles sont réalisés en béton apparent effet « planches de bois ». Des planches de bois sont à cet effet posées par-dessus la peau en polypropylène alkus des panneaux.

En montant et en courbe
Tous les murs de soutènement sont situés en pente. Le coffrage pour les fondations et les tronçons de voile est légèrement écalé vers le haut à chaque rotation. Pour suivre la courbe, les fondations sont bétonnées de façon polygonale. Concernant les tronçons de voiles, les panneaux sont soit posés de façon polygonale en suivant la courbure, soit c'est les planches de bois de la peau coffrante qui sont disposées en fonction du rayon.

« Nous avançons bien », dit Tino Otten, le chef d'équipe. « Nous avons opté pour le coffrage Mammut 350 car c'est un coffrage robuste qui permet de bien mouler le béton selon les prescriptions – une obligation sur ce chantier. »